Aux creux de l'étrange

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16 janv. 2012

Notre génération

C'est une chambre tapissé de blanc. À gauche, sordide, une fenêtre bloquée par des planches à travers laquelle passe une lumière blafarde et froide. À droite, un mur, avec une étagère. En face, un lit, deux places, à gauche du lit, une table de nuit, à droite du lit, une armoire. Un bureau en dessous de la fenêtre. Le sol est un parquet vitrifié.

Au plafond, un lampe à trois ampoules, dont une cassée, éclaire par intermittence les lieux. des lacérations sur les murs, et des tags "Morts au con", "La solitude détruit la foule.", "Anarchie". Quelques traces de pisse séchée à certains endroits.

Sur l'étagère, dernier étage, des livres, le marquis de Sade, Ryû murakami, Poppy brite, Baudelaire, Poe. Troisième étage, de la musique. Marilyn Manson, Damien Saez, Eminem, Evanescence. Un préservatif non utilisé. Deuxième étage, des cookies, des bonbons, des seringues vides ou pleines, quelques dessins de femmes étiques, d'homme aux flancs lacérés. Premier étage, vide, juste, au milieu, une feuille, avec quelques mots. Des pensées laissées là. "Ce monde se résume à vacuité et vanité."

Sur le bureau, une lampe explosée, des stylos éparpillés, poussés, charivari complet. Des feuilles de toute part, des notes griffonnées. Un ordinateur qui passe la musique et, dans les onglets, quelques sites pornographiques. Une ligne de coke sur le bureau, et une bouteille de rhum vide avec du jus d'ananas à côté.

Dans l'armoire, des fringues déchirées, quelques lames de rasoirs sur une étagère, des capotes, usagées ou pas, des robes noirs, du maquillage, quelques billets froissés, le tout généralement pêle-mêle.

Sur le lit, quatre personnes, deux hommes et deux femmes, nues, fumant pour certains, baisant pour d'autres, écoutant le temps qui passe, le regard vitreux, comme figé dans le silence, du sperme descendant le long de leur bouche, ou sur leur corps.

Quelques hurlements de désespoir flasque.

Au milieu de la pièce, entre les mégots de cigarettes, les bouteilles d'alcool et les restes de drogues, un chat, et de longs sourires à le regarder.

08 janv. 2012

Un héros

Un héros est une personne courageuse une seconde de plus a dit un homme. J'aurais envie de dire qu'un héros est aussi une personne qui a appris à réagir.
Un handicapé est oublié par un bus, ce soir, à Bordeaux. Il cogne contre l'arrière du bus en gueulant pour le forcer à s'arrêter. Un homme dans le bus, le signale timidement au chauffeur. Celui-ci ne fait rien. Bloqué parmi les voitures, le bus est rattrapé par le type en fauteuil roulant, qui cogne au fur et à mesure en gueulant encore et encore. Arrivé à la porte, il tape, tout en étant au milieu de la route. Le chauffeur lui dit qu'il ne l'avait pas vu, et tente de redémarrer, ne pouvant ouvrir les portes en plein milieu d'une rue, surtout pour un handicapé. Personne ne bouge. Le handicapé s'accroche au bus. Une femme le signale au chauffeur, et il s'arrête après moins d'un mètre de trajet. "Putain mais il va se blesser, lui". Réplique du chauffeur. il ouvre la porte et lui dit qu'il ne peut pas le prendre, vu que c'est trop dangereux, et qu'il est en fauteuil roulant (faut monter dans le bus à 60cm du sol environ). Le gars lui répond "quand on veut, on peut". Il tente, maladroitement, de se mettre debout. Un homme, dans le bus, se déplace, et va l'aider à rentrer en soulevant le fauteuil roulant.
Dans le bus, le type cherche à s'installer, mais le bus, déjà en route, le malmène quelque peu. Alors qu'il se lève à nouveau, tenant difficilement sur ses jambes, un jeune vient l'aider à déplacer son fauteuil et à le caler.

Au total, le bus comptait environ 40 personnes. Une a signalé au chauffeur, très timidement, que quelqu'un essayait de monter. Une l'a aidé à monter. Une l'a aidé à s'installer. 37 n'ont pas bougé. Deux ont manifesté une certaine exaspération envers le handicapé.

Cette scène s'est déroulée aujourd'hui. Il n'y a pas de héros dans cette situation. Mais dans ces 40 personnes, il n'y en a que 3 qui, potentiellement, pourraient l'être dans une autre situation. Parce qu'être un héros, ça implique également de se bouger pour des petites causes, des petits trucs, des choses sans grande importance, mais réagir à l'instant T. Ceux qui ne font qu'observer, en attendant qu'un truc important se produise, ne bougeront jamais quand celui-ci se produira, car ils seront trop empêtrés dans leur pensées, et pas assez "expérimenté" dans leurs actes.

Agissez dans l'instant, que la situation soit de faible importance, ou pas. Apprenez à réagir, même un peu tard, et vous apprendrez à réagir un peu plus tôt la prochaine fois. Agir s'apprend autant que réfléchir.

26 déc. 2011

Vous connaissez cet instant

Cet instant...
où vous n'avez pas encore trop bu, mais vous pouvez le faire croire.
Où vous pourriez rester debout, mais préférez tomber.
Où vous pourriez écrire correctement, mais préférez laisser aller vos mains sur le clavier.
Où vous pourriez parler distinctement, mais préférez vous amuser à laisser l'autre ne pas comprendre.
Où vous pourriez marchez droit, mais n'avez pas franchement envie.
Où vous pourriez vous calmer, mais préférez gueuler.

Où vous pourriez, et, lorsque vous essayez, vous n'y arrivez pas.
Alors autant croire que vous pourriez.

20 déc. 2011

J'en ai marre des pondeuses

J'en ai ma claque des pondeuses. Entendons-nous bien, je vomis les principes selon lesquels il faut avoir une rolex à ans tout autant que ceux disant qu'il faut avoir des enfants pour avoir réussi sa vie, mais je ne parle pas de ça ici. J'en ai ma claque des individus qui se voilent la face, et qui osent dire faire des gosses pour le bonheur des gosses...

Qui peut m'expliquer comment on peut vouloir le bonheur de quelque chose qui n'existe pas ? Qui peut m'expliquer de quel droit ces personnes se permettent de dire faire un enfant pour le bien de l'enfant, alors même que cet enfant, avant sa conception, n'existe pas ?
J'en ai ma claque des personnes qui osent nous dire qu'un enfant n'est pas une chose égoïste. Un enfant c'est égoïste. Point final.Ça ne signifie pas que ce soit mal, mais bordel se voiler la face à ce point c'est plus violent que la burqa.
Si ce n'était pas égoïste, vous adopteriez les gosses orphelins un peu partout dans le monde. Mais non, il vous faut votre gosse à vous. Le votre. Le sentiment de possession ? Ou le sentiment de faire quelque chose de sa vie ? Ou alors vous refusez de voir en face que vous avez votre instinct de reproduction qui se met en marche ?
Vous faites des gosses pour vous. Pour réussir ce que vous n'avez pas réussi, pour conserver ce que vous avez créé, pour vous offrir une pseudo immortalité, pour n'avoir pas de solitude, pour pouvoir offrir de la tendresse. Pas pour que l'enfant en reçoive, pour pouvoir en offrir.

Et vous avez raison. Il n'y a pas de tort et de raison dans ce jeu de la parenté. Ceux qui ne veulent pas d'enfants font leur chemin. Ils ne connaîtront pas certaines choses, vous ne connaîtrez pas d'autres choses qu'ils vivront. Pour chaque chose que vous avez gagné, il y en a une autre que vous avez perdu. Ceux qui font des enfants vivront des choses que les autres, comme moi, ne vivront pas. Tout cela est affaire de choix

Et j'en ai ma claque... des anti-pondeuses. J'en ai ma claque des espèces de frustrés de la vie qui hululent dans leur baignoires qu'il n'aurait jamais fallu les mettre au monde, soit parce qu'ils sont trop triiiiistes, soit parce qu'ils ont compris qu'ils ne sont pas nés pour eux-mêmes mais parce que leur parents avaient envie d'un enfant. L'égoïsme, c'est dur à supporter hein ? Bah rassure-toi connard, t'es tout autant égoïste qu'eux.

Alors faites des gosses, n'en faites pas, mais arrêtez de faire chier ceux qui ne suivent pas votre chemin sous prétexte que c'est le votre et que vous ne supportez pas qu'on puisse avoir un avis différent sans qu'aucun des deux ne soit plus pertinent que l'autre.

On ne hait jamais que soi-même

C'est une chose que je répète souvent, et que je continuerai probablement de répéter très souvent.

On ne hait jamais quelqu'un d'autre que soi-même.
On n'est manipulé que si l'on est manipulable.

Les idiots incapables de réflexions diront que cela excuse ceux qui manipulent.
Les moutons bêleront derrière que ce n'est pas vrai.
Et tout le monde ira de sa justification.
La vérité est que ça n'excuse en rien, car je ne parle pas de pénal, mais d'individu.

Ce que vous haïssez c'est votre faiblesse. Quelle existe ou pas. C'est elle que vous haïssez.

Le monde est un miroir. Soyez au plus proche de ce que vous ne pouvez supporter et vous finirez peut-être par vous connaître.

Con, inhumain, fou. Des mots qui ont la même signification "pas bien / pas comme moi"
Viendra un jour où l'homme ne supportera plus de ne pas se regarder en face. Ce sera l'adolescence de l'humanité.
Ma question sera simple. Notre espèce se suicidera-t-elle dans la baignoire en hurlant contre la vie comme un adolescent après sa première rupture, ou poursuivra-t-elle son chemin ?
Nous sommes les cellules d'un adolescent en pleine crise d'angoisse.

03 déc. 2011

Il est toujours temps de se demander ce que la folie nous réserve

La folie, c'est le seul véritable chemin de l'existence. La folie est le génie. Mais la folie est une horreur.
La folie salit, la folie rend putride. Il faut n'avoir plus aucun sens pour goûter la folie
Et se réveiller de son tombeau. De son temps allais-je écrire.

L'homme qui a peur de vivre devrait avoir peur de n'avoir pas vécu ? Non. L'homme ne devrait jamais avoir peur que de ce qu'il est capable de faire face à la peur elle-même.
Tuez-vous. Faites-vous jouir. Donnez-vous le pain d'aujourd'hui. Faites un truc inattendu. Cette fille. Embrassez-la. Tiens, la vie devient un jeu. Tiens, vous prenez une baffe; Et hop, une amie en moins n'est-ce pas ?

La folie n'est pas ce que l'on croit.

16 sept. 2011

Croire et savoir

La religion c'est de la merde.
et le langage n'arrange rien.
Nous avons d'un côté les croyants, de l'autre les agnostiques, et enfin les athées.
Fin du deal.

Wait... what ?


Nous avons, en premier lieu la question sur la possibilité d'obtenir un savoir sur l'existence de Dieu.
  1. Je sais que je ne peux pas savoir
  2. Je sais que je peux savoir
  3. je ne sais pas si je peux savoir
  4. Je crois que je peux savoir
  5. je ne crois pas que je peux savoir
Nous avons ensuite la recherche
  1. Je ne cherche pas car ça ne m'intéresse pas.
  2. Je ne cherche pas car je ne peux pas trouver.
  3. Je ne cherche pas car la foi est différente du savoir.
  4. Je cherche mais ne trouve pas.
  5. J'ai trouvé, mais je cherche encore
  6. J'ai trouvé et je ne cherche plus.
ensuite vient la croyance
  1. Je crois que Dieu existe
  2. Je crois que Dieu n'existe pas
  3. Je n'ai pas de croyance.
et enfin la religion
  1. J'adhère à une religion
  2. Je n'adhère à aucune religion

et je n'ai pas pu tout modéliser, car il y a encore des personnes adhérants à une religion, non pour elle-meme, mais pour l'esprit qu'elle possède.
Certes, certains chemins ne sont pas possible (je ne crois pas que je peux savoir, j'ai trouvé et je ne cherche plus. Je n'ai pas de croyance, par exemple), mais bordel... 3 putains de mots pour tout ça oO

21 août 2011

Pansexualisme ou pangenre, si on en parlait ?

Pourquoi devrais-je me définir homme ? Pourquoi devrais-je me définir femme ?

Pourquoi ne pourrais-je pas me sentir, tour à tour voire au même instant, l'un et l'autre ?

Le concept de genre est un concept social. En vérité, l'humain n'a pas de genre, il n'a qu'un sexe physique, et la science étant matérialiste, elle considère qu'une chose physique va vers le spirituel. L'humain ayant un sexe physique, on lui en attribue un psychique.

On peut avoir un genre psychique. ça n'a rien d'absurde. C'est un conditionnement qui vient avec le temps. Le conditionnement n'est pas un mal. Selon ce que l'on a envie de devenir, il suffit banalement de se mettre en marche vers ce qui nous intéresse, en s'introduisant dans le microcosme en question. La vie n'est pas plus compliquée que cela au final.


Je vais vers le pan. à toutes les sauces, à tous les genres, dans tous les styles. Je veux ressentir, et découvrir. Toucher le maximum. Car tout ne peut l'être.

03 juin 2011

Confession d'un révolté

Je suis un lâche, et je le dis, haut et fort, avec la honte et l'estomac noué. Je suis lâche de ne pas vivre la vie telle que je la voudrais. Je suis lâche de poursuivre le chemin tel que je le poursuis. Je suis lâche de demeurer devant l'ordinateur, de vivre ma vie, telle que je la vis, de laisser le monde ployer autour de moi et modifier mon essence jusque dans ses profondeurs. Je vois ce monde tel qu'il est, et je ne le supporte pas. Il m'écoeure. Il aurait dû être autrement. Il aurait dû être plus sain, plus juste, plus humain. Il n'aurait pas dû voir les milles dégénérescence qui détruisent peu à peu les vieux idéaux de mon esprit. Il n'y aurait pas eu le 11 septembre, ni les viols tous les jours, ni les meurtres que l'on voit passer comme des statistiques.

Je pourrais dire que mes parents m'ont rendu ainsi. Je pourrais dire que j'ai été brimé au point que je ne suis ni ne serai celui que j'aurais voulu être. Je pourrais maudire ceux-là qui m'ont mené la vie dure, ces amis qui m'ont trahi ou abandonné, ces amours que j'ai perdu, ces personnes qui m'ont fait mal aux moments où j'en aurais eu le plus besoin. Mais ce ne serait qu'un prétexte.

Je pourrais m'élever contre eux, leur cracher à la figure, les laisser derrière moi, et les laisser dans l'ombre de mon passé, comme un scorpion se débarrasse d'une mue qui l'aurait tué. Je pourrais refuser leur existence, et dire qu'ils ne méritent pas de porter le nom de parents. Je pourrais. Mais ça ne changerait rien.



Je pourrais dire que les immigrés sont en train de modifier ce pays, et que c'est à cause d'eux que ce monde ne va pas, et que tout va à l'envers. Je pourrais dire que je ne trouve pas ce que je recherche car ils sont venus et ont commencé à saccager ce pays, de sorte qu'il ne lui reste rien de ce qu'il aurait dû être, et que c'est pour cette raison que tout s'écroule. Mais ce ne serait qu'un prétexte.

Je pourrais m'engager dans la lutte, voter front national, chercher à sécuriser le pays. Je pourrais descendre dans la rue pour demander plus de légitimité pour la France, scander quelques paroles bien sentie, qu'un autre aura dit ou en inventer moi-même. Marcher dans les manifestations, et aller voter le cœur fier. Mais ça ne changerait rien.

Je pourrais dire que les musulmans, ou les chrétiens, ou les juifs, sont en train de défigurer l'humanité à se massacrer, à chercher à s'imposer ou à survivre. Je pourrais dire que les religions sont le fléau de notre temps, et qu'il faut les exterminer car elles ont produit les croisades, l'inquisition, les meurtres pour venger l'honneur, la guerre au proche-orient, et le onze septembre. Mais ce ne serait qu'un prétexte.
Je pourrais m'inscrire sur atheisme.free.fr, faire du militantisme, demander à ce que les minarets soient interdits en france, et militer pour la suppression de tous les signes ostentatoires de quelques religions que ce soit en public au motif d'incitation à la haine. Je pourrais chercher à rendre le monde plus juste. Mais ça ne changerait rien.

Je pourrais dire que le monde perd ses valeurs morales, qu'il sombre dans la débauche, l'impiété, et le péché. Je pourrais me faire catholique, protestant, juif, musulman. Je pourrais chercher à militer pour un retour à la paix et à la tolérance au nom de Dieu. Je pourrais chercher tout cela. Mais ça ne changerait rien.


Je pourrais dire que la France est devenue fasciste, ou communiste selon mon bord. Je pourrais dire que les élus locaux sont incompétents, ou que ce sont les ministres, ou même les gouvernements tout entiers qui sont à l'origine de ce chaos. Je pourrais dire que cet état me spolie de tout ce à quoi j'aurais pu aspirer, et que c'est pour cela que tout advient. Mais ce ne serait qu'un prétexte.

Je pourrais entrer dans la résistance. Voter révolutionnaire, ou tagger des slogans anarchistes. Je pourrais déchirer des slogans UMP, ou fomenter des attentats. Je pourrais chercher à ce que la société actuelle tombe et qu'une autre émerge de ses cendres. Je pourrais. Mais ça ne changerait rien.

Je pourrais dire que l'union européenne, ou l'ONU, sont à l'origine du chaos actuel. Je pourrais accuser l'OTAN, le FMI, et toutes ces organisations qui n'ont pour but que d'asseoir leur contrôle sur le monde par tout les moyens possibles. Je pourrais accuser tout cela. Je pourrais dire que le capitalisme, ou le communisme selon mon bord, détruit le monde, et l'empêche de s'épanouir. Je pourrais dire qu'il a été façonné pour me maintenir dans un système d'asservissement. Mais ce ne serait qu'un prétexte.

Je pourrais chercher à combattre le capitalisme. Promouvoir le troc sous toutes ses formes, le recours aux monnaies alternatives. Je pourrais voter anticapitaliste, chercher à faire tomber le monde par ce biais. Je pourrais promouvoir le logiciel libre, et la libre création et diffusion, je pourrais m'engager massivement dans la diffusion illégale d'oeuvres sous copyright. Mais ça ne changerait rien.

Je pourrais dire que j'attends de finir quelque chose avant de partir. Que j'attends que ma situation s'arrange. Je pourrais arguer un manque de connaissance face à l'inconnu, un manque de capacité, et l'importance de me poser un peu pour mieux sauter après. Mais ça ne serait qu'un prétexte. Ça ne change rien.

Je pourrais dire que j'attends qu'une personne me propose de partir avec elle ou sous-entende qu'elle pourrait partir avec moi. Je pourrais dire que j'attends un peu que certaines conditions soient réunies. Je pourrais dire cela, et je le penserais sans doute. Mais ça n'est qu'un prétexte. Ça ne change rien.

La vérité, je la confesse ici et maintenant, et je reconnais par la présente que je suis responsable, dans sa totalité, du onze septembre 2001, de la guerre en Irak, de la marginalisation des romanichels en France, des massacres de chrétiens et de musulmans, de la montée du fascisme, et de tous les discours politiques, des meurtres et des viols commis. J'ai piloté un avion. Je l'ai fourni en kérosène. J'ai aidé ceux qui les pilotaient à croire en ce qu'ils faisaient. J'ai donné l'impulsion matérielle, financière, théorique et rhétorique à la guerre en Irak, j'ai dénoncé, rudoyé, violenté, expulsé des romanichels de Frances, j'ai tué des chrétiens, des musulmans, et j'ai consacré mon temps à l'utilisation du phénomène social afin d'écraser mon prochain. J'ai écrit les discours, les ai validé, les ai voté et les ai fait appliquer. J'ai insulté, frappé, gazé, enfermé, violé, tué.

Je suis coupable de tout cela, car je continue de poursuivre mon chemin dans la société plutôt que de la quitter en emportant ou pas des personnes avec moi. Je suis coupable en tant que Français qui conserve sa carte d'identité, en tant que possesseur d'un compte bancaire, en tant qu'électeur. Et je suis un lâche, car je n'ose pas me regarder en face, et préfère me cacher derrière des plus tard.

« Si vous cherchez un coupable, regardez dans un miroir ». Je l'ai fait. Et ce que j'y ai vu n'a rien de glorieux. Alors je vous le demande à tous : rester ainsi. Poursuivez votre route. Ensemble, nous nous sentirons moins lâche de n'être pas parti seul.

Il vaut mieux vivre mal accompagné que seul, n'est-ce pas ? S'il vous plaît, rassurez-moi.

23 mai 2011

On parle toujours en son nom

Même un présent de vérité générale est éminemment personnel. On ne parle jamais qu'en son nom.
Alors foutez moi la paix, quand je dis quelque chose le "à mon sens" est implicite à chaque phrase.
Je n'ai pas l'intention de parler en votre nom, je ne l'ai jamais voulu.

17 mai 2011

La flaque d'eau

Quand un enfant saute dans une flaque d'eau, il n'a pas attendu la flaque d'eau. Il n'a pas décidé qu'aujourd'hui, il sauterait dans une flaque d'eau, il ne se demande pas s'il fait bien de sauter dans une flaque d'eau, ni si son désir de sauter dans la flaque d'eau lui apporte plus de bonheur que de sauter dans la flaque d'eau. Il ne prépare pas son appareil pour immortaliser la flaque d'eau, ni ne se demande si son geste sera remarqué, imprimé, conservé. Une fois qu'il a sauté, il ne se demande pas si c'était aussi bien, ni s'il a bien fait. Il ne cherche pas à savoir ce que devient la flaque d'eau.

La flaque d'eau se referme derrière lui, et, quelques secondes après, il ne reste plus rien de son acte, ni dans son esprit, ni sur le chemin.

Il faut sauter dans une flaque de vie.

15 mai 2011

Si je devais perdre la mémoire

Il faudrait que je trouve un moyen de me souvenir de ne pas chercher à la retrouver.

Le passé nous obsède. Le passé nous tue.

L'infini des possibles s'atteint. Avec ou sans passé. La quête du passé, c'est la destruction. peu importe qui l'on fut, on devient.

14 mai 2011

Je ne crois pas au débat.

Je ne crois pas aux vertus du débat. Je crois aux vertus de la lecture. Écrivez vos pensées, et offrez-les à lire. On ne débat pas d'une conception. On lit celle d'un autre. Il lit la notre... ou ne la lis pas. Et c'est ainsi que l'on avance.

Les débats nous amènent à Schopenhauer, à un combat, à voir qui gagnera. Je ne crois pas aux vertus du débat.

J'ai un sourire à vous saisir.

30 avr. 2011

le tarot

Je n'ai pas l'intention de convaincre qui que ce soit du bien fondé de ma méthode d'utilisation du Tarot.
Je n'ai pas plus l'intention de débattre dudit bien fondé, ni d'autres choses.

Comme souvent, j'expose, afin, parfois, de n'avoir pas besoin de me répéter.

Le tarot comporte 22 arcanes majeurs, 40 arcanes mineurs et 16 figures.
J'utilise rarement arcanes mineurs & figures. Je me concentre sur les arcanes majeurs.
Je n'utilise qu'un minimum de divination. Les tirages que j'effectue sont majoritairement des tirages psychologiques.

Les arcanes majeurs ne font pas référence à une chose, mais à un grand nombre. elles sont une globalité, duale, comme toujours, ce qui implique qu'aucun mot ne peut les définir correctement.


Théorie personnelle concernant le tarot.
Chaque chose possède son imprégnation dans la réalité. Les cartes n'échappent pas à la règle. C'est ensuite à l'esprit d'être capable de saisir cette chose. Sauf que l'esprit en est quasiment incapable. Il faut donc le vider, et vider les cartes de l'esprit. C'est pourquoi celui qui bat les cartes doit vider totalement son esprit (le mieux: discuter de choses et d'autres, entretenir une conversation intéressante). ensuite, il doit faire tirer, et rebattre à chaque tir de carte.
Le véritable travaille arrive après. De la même manière qu'il serait, à mon sens, absurde d'espérer réussir une étude psychiatrique en un clin d'oeil, il faut prendre le temps de saisir les données, et ne pas hésiter à revenir en arrière;
NON selon la volonté de la personne (ou la sienne quand on tire pour soi) mais selon ce que l'on ressent de la volonté de la personne. Il n'y a pas de lien causal du type "agacement = réalité refoulée", mais ce lien, même s'il n'est pas obligatoire, est possible. C'est là qu'intervient la réflexion.
Au final, le tarot ne fait pas sortir du fin fond de l'univers une réponse, il met simplement en lumière le fonctionnement de l'esprit.

On pourrait faire la même chose avec des feuilles de thés, des dés, ou une boule de cristal. On pourrait même faire sans rien. Mais cependant l'homme a besoin de quelque chose. C'est le principe de la formule magique ou de la baguette de sorcier (ou même de celle de sourcier). elle n'est pas nécessaire. Mais elle permet de concentrer l'attention et l'énergie d'une personne, comme un entonnoir permet de récupérer des données éparpillées. Le tarot n'est pas magique. La magie n'est pas magique. Vous savez déjà tout, et moi aussi. Mais étant dans l'incapacité de me l'avouer (car j'ai peur, car je n'ose y croire, car je me ment, car mon éducation, car tout cela et bien plus), je prends un chemin.

C'est aussi pour cela que je considère que, même s'il existe des langues (français, anglais, allemand) bien établies, et des tirages bien établis, il n'y a pas mieux que de les dépasser, en créant ses propres mots, ceux qui ont des nuances que la langue ne peut offrir, et qui disent cent fois plus, par le simple fait qu'ils nous ressemblent, ou en créant ses propres tirages. On peu ensuite s'amuser à les répandre. Ou pas. Selon l'importance qu'on y accorde.
Voici, ce que j'en pense.

Voici, ce que j'en fais

J'utilise deux types de tirages.
Le tirage réduit -ou en croix-.
4 arcanes majeures tirées, la première à gauche, la seconde à droite, la troisième en haut, la quatrième en bas.
La cinquième est la somme des numéros des cartes (si l'on va au-delà de 22, on ajoute les nombres des cartes) et se place au milieu.
La première représente ce que la personne souhaite. La seconde, ce que l'entourage pousse à faire, la troisième ce que l'univers encourage, la quatrième, ce à quoi cela peut aboutir (parti divination donc). Celle du milieu synthétise.
Tirage classique, qu'on voit dans les jeux de tarots.

Le second est un tirage entièrement psychologique.
Il se fait avec 7 majeurs + 2 mineurs.
1 carte en haut, 1 carte en bas, tout d'abord, en majeur.
Puis la carte du milieu.
Puis, les deux mineurs.
Côté gauche, le matériel, côté droit, le spirituel (grossièrement)
en haut, le but.
en bas, la réalité.
Au milieu ce qui doit être fait pour parvenir au but.
en diagonale, les qualités qui influe d'un côté vers l'autre.
Ce tirage provient de mon esprit. Je ne sais s'il existe ailleurs, et m'en fiche. C'est un tirage qui n'a, au final, quasi aucune valeur divinatoire, et, de plus, est totalement personnel (les arcanes mineurs étant totalement inutilisable, à mon sens, sans une sympathie profonde, ou une connaissance de la personne)

27 mar. 2011

Nous allons tous mourir.

Soyons joyeux.

Nous allons tous mourir. Ce n'est pas une pensée, ni une ineptie. C'est une réalité. En vérité nous sommes déjà mort. Dîtes moi, que partagez-vous véritablement avec cet enfant que vous voyez dans des photos ? Sa famille ? Des liens de sang. Ces mêmes liens sur lesquels vous crachez en disant qu'ils n'ont pas de réalité ?

Vous n'êtes pas plus proches de votre père, que de vous il y a 5ans. C'est là la réalité qu'il vous faut manger. Manger jusqu'à en crever. C'est comme ça que vous pleurerez. Quand vous découvrirez qu'en réalité, vous serez mort d'ici quelques jours. La seule chose qui sera là, c'est que vous croirez voir une évolution. L'évolution, c'est une mort. Qu'elle est la différence entre votre corps qui vient nourrir un arbre, et votre corps qui vient nourrir votre corps ? Biologiquement, il ne reste pas grand chose de votre corps qui ait été là, il y a quelques années.

Voici la vérité. Voici la réalité: vous mourrez demain. Et vous êtes éternels. Tout ceci est juste une blague.

Choisissez, ou écartez-vous du chemin de ceux qui choisissent.

13 fév. 2011

Ils étaient là hier

Ces géants qui marchaient dans le même cuir qui fait nos chaussures.
Ces titans qui peuplent nos pensées comme des vieillards mort avant 30ans.
Ils sont là, et l'on en oublie qu'ils furent nous, et que nous sommes eux.
Alors à quoi bon s'empêcher d'être un géant à notre tour ?

Nous sommes les déments de demain.

31 janv. 2011

Les mots sont vides. Les événements n'existent pas.

Parler est absurde. Pourtant parler est nécessaire. La formule magique est une réalité. Voilà la réalité. On se demande souvent pourquoi les magiciens prononcent des formules, pourquoi tels mots pourrait agir sur la nature, pourquoi une langue en serait plus proche; Mais ce n'est pas de la nature que la langue se rapproche, mais de l'âme d'un être.

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11 janv. 2011

Au creux de mes horizons

Comme un billet à la mer, une pensée qui s'évade, un frisson qui prend et ne veut s'en aller.

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13 déc. 2010

Le troll

Un troll, qu'est-ce que c'est ?
Un troll, nous apprend notre cher wikipedia, c'est le fait de créer volontairement une polémique, en particulier sur le net. Mais allons plus en avant. Parce que, bon, la page de wikipedia pose pas mal de problèmes. En particulier le fait qu'elle discrédite le troll. Est-il vraiment si méchant ?

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29 nov. 2010

Il y a ce monde que je vois...

Il y a ce monde que je vois et qui ne me reconnaît pas vraiment. Derrière un voile de soie, mince couche qui psalmodie mon regard. Vous savez, comme ces murmures hachés dont on ne saisit pas toutes les bribes mais dont on comprend le sens.

Un monde où les marrons chauds ont des zones érogènes permettant de les réchauffer quand on les excite savamment...

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